Bloc notes


Intitulé Peut-on devenir Québécois ?
Wilner Bien-Aimé publie un récit autobiographique

30 Octobre 2006 - Le propriétaire de la Résidence Sorel-Tracy, Wilner Bien-Aimé, a procédé cette semaine au lancement d'un récit autobiographique intitulé Peut-on devenir Québécois ?
C'est en présence du consul général d'Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, que l'événement a eu lieu au resto-bar Holligans, à l'occasion d'un "5 à 7".
En fait, a précisé M. Bien-Aimé, ce livre a déjà été lancé cet été dans la communauté haïtienne de Montréal, mais l'auteur voulait en faire la promotion dans la région où il a travaillé durant plus de 25 ans.
Le titre de ce livre pose une question à laquelle il ne répondra pas toutefois. Pour moi, il s'agissait d'un titre accrocheur, car en fait, je suis à la fois 100% québécois et 100% haïtien. Ça fait 200% ! lance-t-il à la blague. Je suis fier d'être les deux à la fois, poursuit-il d'un ton plus sérieux. Je n'ai pas de réponse à la question. Est-ce que les Québécois de souche me reconnaissent ? La balle est dans le camp des Québécois, laisse-t-il entendre.
Arrivé au Québec en 1967 avec 300$ en poche, Wilner Bien-Aimé a enseigné dans différentes écoles secondaires au Québec avant de se porter acquéreur de la Résidence Tracy en 1982. À l'époque, cette résidence quelque peu vétuste était située sur la route Marie-Victorin près du pont Turcotte.
M. Bien-Aimé, après plusieurs années de travail en ce sens, a réussi à relocaliser la résidence dans un édifice qu'il a fait construire en 1989.
La Résidence Sorel-Tracy compte aujourd'hui plus d'une centaine d'employés, dont ses deux filles, son neveu et sa nièce.
Dans la région, M. Bien-Aimé dit avoir connu de très beaux moments, mais également des moments plus difficiles. En 1994, un conflit éclate entre les employés syndiqués de l'entreprise et le propriétaire, accusé de mal diriger la résidence semi-privée. Le curé de la paroisse, Raymond Éthier, estime pour sa part que la nourriture offerte aux bénéficiaires n'est pas adéquate. L'affaire est reprise par le chroniqueur de La Presse, Pierre Foglia, venu visiter l'institution sans prévenir personne. M. Foglia, dans son texte sur la question, dira que la nourriture n'avait pas l'air mauvaise et que l'endroit était très bien tenu.
Wilner Bien-Aimé raconte son point de vue dans son récit, et se dit heureux d'avoir été finalement blanchi de toutes les accusations qui avaient été portées contre lui.
Son livre parle également de son enfance en Haïti, alors que François Duvalier père ("Papa Doc") règne sur le pays, et des différents chemins qui l'ont mené à aujourd'hui.
Peut-on devenir Québécois? est en vente à la librairie Wilkie ou au wilnerba@hotmail.com